| Presse-Océan - 17 Juillet 2005 |
| Le rêve d’Icare Les peintures de Sophie Faÿ entraînent vers l’immatérialité, l’apesanteur, le rêve. Bébés flottant dans un espace bleuté, hommes allongés dont on ne sait s’ils tombent ou s’élèvent, femmes ailées mi-anges mi-libellules, presque toutes ses toiles explorent le désir d’échapper à la fatalité et aux contraintes de la gravité. Une façon à elle de se rattacher au rêve d’Icare, qui d’ailleurs est aussi un de ses sujets, un Icare dont les ailes commencent seulement à percer le dos. Pas étonnant dès lors qu’elle rejoint certaines visions des surréalistes, jusque dans leur penchant tant pour le rêve que pour le vertige des profondeurs de l’inconscient. Elle les rejoint aussi par sa façon de peindre dont elle dit : « je choisis un thème puis je laisse travailler la main. » comme une sorte d’écriture automatique picturale. |
| Ouest-France, 19 Juillet 2005-10-12 |
| Sophie Faÿ a baptisé l’expo de Saint Marc « apesanteur », donnant ainsi la clef pour comprendre la quarantaine d’acryliques de tous formats, travaillés en glacis et en transparences : « l’apesanteur, c’est tout ce qui flotte et qui n’a pas d’attraction ». Les personnages semblent sans consistance,ils ont l’air de flotter dans l’air, dans l’eau. Ils ne semblent rattachés à rien. Même sur terre, ils sont au bord de la chute. S F tient à définir sa peinture comme « une peinture non conceptuelle, figurative sans être pour autant réaliste . C’est avant tout un travail intérieur qui n’est pas fixé sur la réalité. Je cherche à créer aussi une ambiance poétique en racontant des histoires. Je veux que cela parle aux gens ». |
| Magazine « Vivre Ici », Juillet 1994 |
| Entortillée dans son grand tablier de pâtissière,
la queue de cheval impertinente, Sophie Faÿ mélange avec délices
de mystérieuses tambouilles aux couleurs d’épices
qu’elle destine au grand homme fatigué accroché au
chevalet . Sophie Faÿ est une artiste qui déborde de vie et d’idées, il y a de la jubilation, beaucoup de tendresse aussi, comme si son simple regard sur les choses les rendait soudain drôles et émouvantes. |